Bonjour Lucas,
J’ai été opérée en 2006 d’une tumeur du rein de 10 cm puis deux fois du foie suite à l’apparition de métastases. Mais tant que je n’avais pas d’autres métastases, je n’ai pas eu de traitement. L’oncologue qui me suit m’a toujours dit, tant qu’on peut opérer et retirer toutes les tumeurs il vaut mieux le faire. Et j’ai donc profité pendant 2 ans de ne pas avoir de traitement.
Mais à partir du moment où des nombreuses métastases sont apparues dans les poumons et le médiastin, fin 2008, comme une intervention chirurgicale n’était plus possible, un traitement devenait nécessaire.
Il existe des essais cliniques qui testent la possibilité de donner un traitement adjuvant, c’est à dire un traitement après une intervention chirurgicale, en l’absence de lésions secondaires, mais justement pour essayer d’éviter quelles apparaissent (comme c’est le cas pour d’autres cancers comme le cancer du sein) mais jusqu’à maintenant l’efficacité d’un tel traitement n’a pas été prouvée. Si bien qu’à l’époque, quand j’avais posé la question à mon oncologue, la réponse était : comme il n’est pas prouvé qu’un tel traitement empêche l’apparition de lésions secondaires, on ne saura pas si c’est graçe à ce traitement qu’il n’y a pas de progression de la maladie et qu’il vaut mieux profiter de ne pas avoir de traitement tant qu’on n’en a pas besoin car les traitements sont vraiment lourds à supporter.
Donc si les lésions ont été retirées dans le foie, et qu’il n’y en a pas d’autres ailleurs, la maladie peut-être considérée comme stable et ne pas nécéssiter de traitement mais un suivi régulier.
Par contre dès que des métastases apparaissent si elles ne sont pas opérables, il faut débuter un traitement et le suivi permettra de voir si le traitement est efficace. En général, les personnes qui sont sous traitement le sont parce qu’il reste des tumeurs, ce traitement permet de stabiliser la maladie.
Je pense que votre oncologue doit pouvoir répondre à vos questions et vous expliquer tout ça selon votre cas car évidement chaque cas peut être différent.
Bon courage
Shila