Merci Shila,
Je garde courage, même si c’est très difficile de rester limitée physiquement, quand on est une personne très dynamique de nature. Je ne m’étais jamais arrêtée de travailler ou de m’activer avant ça. Du jour au lendemain, c’est très dur à accepter, et dans la durée aussi, car chaque jour je me disais, demain ça ira mieux, et j’y croyais, maintenant je n’y crois plus trop dans l’immédiat. Je commence à accepter mon état. Mais je ne renonce pas à me battre pour autant! J’aimerais tellement reprendre ma vie d’avant ! Je crois qu’à l’avenir, de toute façon, ce sera différent.
Bien sûr la présence de ma famille me réconforte, en même temps j’essaye de les protéger au maximum, même si nous portons ce fardeau ensemble… Je tiens à maintenir l’équilibre des enfants, malgré la tempête, car ils ont vécu une vague d’angoisse inéluctable. Je réponds à leurs questions car je considère qu’à partir du moment où un enfant pose une question, il est en âge d’en entendre la réponse. Après, bien sûr, j’adapte les choses avec le plus de pédagogie possible. Mais ils connaissent la vérité. Le mensonge fait penser à la trahison, et ça, les enfants en souffriraient plus que d’entendre la vérité, même si la confiance et le partage ont un prix….
De toute façon, je ne pourrais pas leur cacher mon état, c’est trop visible ! Tout a changé à la maison depuis 3 mois et demi. C’est dur, ils sont tristes de me voir si fatiguée. J’aimerais tellement pouvoir faire des choses avec eux. Mais j’essaye d’échanger au maximum avec eux pour les rassurer.
Je te tiendrai au courant des résultats de la scintigraphie,
Bonne soirée,
Sandrine