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#185056
shila
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Bonjour, Je comprends que toutes ces informations puissent vous affoler, mais dans un premier temps, il faut bien vous faire expliquer par l’équipe qui prend en charge votre mari, la situation actuelle, à savoir si effectivement le cancer est localisé et qu’il n’y a pas de métastases, ni d’extension locale, dans ce cas, après la chirurgie, si elle a été complète, il n’y a pas de traitement médical sauf dans le cadre des essais cliniques.

Effectivement, comme le dit Titus, il ne faut pas s’affoler parce qu’il s’agit en partie d’un grade 2 et 3. Et il me semble que le fait que la tumeur exprime CD10 et vimentine confirme simplement qu’il s’agit bien d’un carcinome à cellules claires.

Selon certaines données : le grade, la taille de la tumeur, s’il y a présence de nécrose, si les ganglions voisins sont atteints ou si la tumeur a dépassé la capsule rénale, un score est établi et permet de d’évaluer le risque : faible, intermédiaire ou mauvais.

Pour le moment, dans le cas du cancer du rein, rien ne prouve que donner un traitement après la chirurgie puisse éviter les récidives (locales ou métastases) mais c’est justement pour ça que des essais cliniques sont en cours pour évaluer l’efficacité d’un tel traitement lorsque le risque de récidives est intermédiaire ou élevé.

Dans le cas de votre mari, si la tumeur est localisée et de petite taille, le score peut être bon donc risque faible malgré le grade 3, mais justement c’est là qu’il faut que le dossier soit bien étudié et demander des précisions à votre oncologue pour savoir s’ils pensent que le risque est bon ou intermédiaire selon les résultats des analyses. 

S’il s’avère qu’un essai clinique peut être envisagé dans le cas de votre mari, il ne doit pas vous être imposé, ça sera à votre mari de décider d’y participer ou non, en ayant tous les éléments pour l’aider à prendre la décision qui ne doit jamais se prendre trop vite ou être imposée.

Et justement, avoir un 2ème avis, surtout quand il s’agit de l’avis d’un spécialiste va vous permettre de connaitre exactement la situation et de savoir ce qui peut (et doit) être proposé, si dans le cas de votre mari, aucun traitement n’est à envisager, il vous le dira, et comme beaucoup d’entre nous, un suivi permettra de surveiller une récidive. De même s’il pense que dans son cas, un essai peut être proposé pour éviter une récidive. Les éléments que le spécialiste va vous donner (comme les effets secondaires du traitement proposé en essai) vous aideront à réfléchir et si besoin prendre une décision.

Bon courage, et effectivement, il se sert à rein de trop y réfléchir avant, on s’empoisonne la vie pour rien, nous en avons tous fait l’expérience, et nous sommes devenus zen en attendant l’avis du spécialiste.

Shila