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#187345
Mormir
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Bonsoir à tous,

Eh bien voilà… 2 consultations plus tard, la donne a un peu changé. Il semble qu’un micro-nodule soit passé inaperçu dans mon poumon gauche, portant le score actuel à 2-1 de droite à gauche 🙂 Donc opérer mon poumon droit perd son sens. D’autant que le traitement sous Votrient contrôle la croissance des nodules et qu’il pourrait donc bien y en avoir d’autres ici et là trop petits à ce stade.

J’ai donc fixé, avec les conseils du Docteur escudier et de mon oncologue habituel, le protocole des prochains mois : je poursuis le traitement Votrient à l’identique pendant encore 1 mois, puis je fais un scanner, puis arrêt du Votrient et nouveau scanner 3 mois plus tard. Ainsi, si les nodules sont stabilisés, on continue sans rien avec surveillance régulière. Si leur croissance reprend et/ou si d’autres apparaissent, on recommence le votrient ou un autre traitement.

Je suis ravi ce soir pour plusieurs raisons ; d’abord j’ai à nouveau le sentiment de voir et comprendre où je vais, ce qui est très important pour moi ; ensuite j’ai fait la connaissance du docteur Escudier que j’ai beaucoup apprécié et qui a identifié ce nodule à gauche que personne n’avait vu jusqu’à présent ; enfin j’ai encore une fois la confirmation que je dois faire confiance à mes ressentis car je sentais que les nodules du poumon droit n’étaient pas uniques et que l’opération n’était pas la meilleure solution à date.

Ladefense, pour la raadiofréquence, je pense que comme pour l’opération elle s’appliquerait si les nodules étaient en nombre restreint de manière sûre. Cela peut être une option à l’avenir. Merci de m’en avoir parlé.

Mais assez parlé de moi ! J’ai un cadeau pour vous… un poème écrit par un cousin décédé trop jeune, plein de beauté et de mélancolie.

Sous la lumière rousse du soleil finissant,

Sur la pierre mourante,

Deux légers rouges-gorges ont dansé dans le froid,

Offrant à l’air glacé leur bouclier de cuivre,

Et, lent bercement ivre,

Un chant très douloureux s’est emparé de moi,

Je ne le dirai à personne,

Le silence saura l’entendre,

Le vent nerveux l’emmènera.

Au soleil renaissant,

Dans le clignement pâle de la tremblante aurore,

Deux frêles rouges-gorges sont revenus vers moi,

M’ont parlé faiblement,

Ont sifflé sans effroi,

Leur poitrine de feu

Palpitant doucement dans la cendre du givre.

Telle une plainte échappée de la pierre gélive,

Une étrange chanson a germé dans ma voix,

Elle ne parle que de l’absence,

Et n’est destinée à personne,

Vers le désert qui frissonne,

Le temps errant l’emportera…

 

Lorsque je me sens usé, je lis ou relis de la poésie, connue ou moins connu. Et cela me transporte.

Amitiés à tou(te)s

Renaud