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#187677
Mormir
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Hello,

Isa, je suis ravi de cette croisière que s’annonce pour vous. Ce sera un super moment j’en suis sur ! Pour le concours de nouvelles, la mienne ne fera pas un bon résultat car j’ai choisi intentionnellement de faire un quasi hors thème. Elle est pas mal écrite mais ne relève pas du genre SFFF qui est celui de ce concours-là. Ma dernière nouvelle en date avait remporté le précédent concours, mais là ce ne sera pas le cas.

Suzanne, eh bien vous enchaînez les rendez-vous en ce moment ! Je suis content que Robert ait le moral d’après ce que vous dites. Profitez de cet été vous aussi !

Ines, ce que m’a appris cette formidable expérience de vie qu’est le cancer (non je ne plaisante pas c’est ainsi que je le vis), c’est que les médecins sont des sachants en matière de statistiques et de solutions possibles. Mais la seule personne qui sait ce qui lui convient vraiment c’est le malade lui-même. J’ai acquis cette conviction par l’expérience, après avoir fait confiance pleine et entière au corps médical durant 2 ans, puis les avoir suivis 1 an encore. A présent, depuis 6 mois, j’ai pris en mains mon chemin médical, en écoutant leurs avis, conseils et avertissements, mais en décidant moi-même de ce que je sens bon pour moi. Il y a 3 mois, mon oncologue voulait opérer la dernière tumeur métastatique visible dans mon poumon droit et cesser le traitement sous Votrient que je prenais depuis 15 mois. J’ai refusé l’un et l’autre et décidé de prolonger le protocole actuel jusque septembre en y ajoutant des jeûnes thérapeutiques. Il y a 1 mois, j’ai senti que mes forces déclinaient et constaté quelques effets secondaires nouveaux alors que j’étais stable depuis 8 mois. J’en ai déduit qu’il était temps d’adapter et téléphoné à mon oncologue pour lui indiquer que je faisais une pause dans le traitement et lui demander comment stopper le médicament. Il n’était pas très chaud, mais a seulement demandé que l’on avance d’un mois mon prochain contrôle, qui sera donc la semaine prochaine. Tout cela pour dire que le ressenti du malade est primordial. Ton mari doit s’écouter car il est le seul à ressentir ce qui se passe! Mais cela nécessite qu’il ait un moral costaud car une personne en trop grande souffrance psychologique pourrait interpréter certains signaux de manière erronée. Quant à moi, je suis solide et aussi sophrologue, donc l’écoute de mon corps fait partie intégrante de mon quotidien, ce qui facilite. Mais chacun peut et doit prendre en compte ses ressentis.

Amùitiés

Renaud