Bonjour,
J’étais venue m’inscrire ici il y a quelques années pour m’informer à propos du cancer du rein de mon mari et me revoilà pour tenter de glaner des informations au sujet du "Cabo" et aussi pour vous demander si les divers pratitiens que vous rencontrez vous semblent à vous aussi bien "légers" !
Je reviens vers vous parce que le suivi de cette maladie et les rapports avec les médecins m’épuisent, je ne sais plus comment aborder l’oncologue. Mon mari lui fait une confiance aveugle. Quant à moi, échaudée par tout ce que nous avons vécu en neuf ans et toutes les erreurs qui ont été faites par les uns et les autres, vu aussi le manque de moyens, je suis très méfiante. Et ce d’autant plus que l’oncologue en question est lunatique, froid, extrêmement secret et d’un abord désagréable. Or, je dois gérer la santé de mon mari et celle de ma fille. C’est lourd ! Du coup, mes propres pathologies, qui sont graves aussi, passent au dernier plan, bien sûr… On ne peut pas être partout à la fois.
Après environ deux ans sous Votrient (dose mini car chute des leucocytes à 3000 environ) et de nombreux arrêts l’an dernier à cause d’autres soucis de santé qui auraient pu être relativement bénins mais se sont révélés lourds et longs à traiter (infection urinaire et surinfections successives à la suite d’une résection de la prostate pas très bien suivie – séjour en clinique très/trop court sans doute, sans précautions plus particulières que pour un autre patient, puis, après l’infection, deuxième séjour très court et pose de sondes, à domicile, par le patient lui-même suite au refus des infirmiers libéraux d’intervenir… (je ne saurai jamais pourquoi) Tout cela alors que les défenses immunitaires de mon mari sont basses… On ne saura jamais si l’infection de départ était nosocomiale ou non, j’ai dû tout laisser en plan (travail, fille) et amener dare-dare mon mari aux urgences de la clinique. Ça aurait pu très mal tourner et mon mari a eu droit, en l’espace de presque un an, à rien moins que six ou sept antibiotiques différents (si, après ça, il n’y a pas de résistance !)… avec arrêt du Votrient à la clé et de belles frayeurs en perspective quand le stagiaire de notre généraliste lui a prescrit un énième antibiotique qui avait, en ce qui concerne les leucocytes, les mêmes effets secondaires néfastes que le Votrient… Mon mari s’est senti vraiment très mal… J’ai plongé ma tête dans le Vidal, j’ai cherché et j’ai trouvé : très probable grosse chute brutale des leucocytes et incompatibilité des deux médicaments ! Court-circuit : pour la énième fois on coupe le Votrient, tout rentre à peu près dans l’ordre et on change d’antibio. L’infection semble, pour l’instant, jugulée. Heureusement, encore une fois, que "l’infirmière-maison" a fait fonctionner ses neurones. Néanmoins, cette énième expérience de sauvetage in extremis me donne la chair de poule : et si, un jour, je ne réagissais pas assez tôt ? E si les choses tournaient mal en mon absence ?
En décembre, scanner : le radiologue découvre deux "petites" métastases sur le rein rémanent (l’autre a été enlevé il y a près de dix ans). L’une d’entre elles était déjà présente sur le précédent scanner, mais "tout allait bien", nous avait-on dit/menti alors… J’avoue que mes doutes se font pesants…
Janvier : rendez-vous avec un autre radiologue, interventionnel celui-là, pour cryoablation. Ce second radiologue découvre au passage une troisième métastase plus grosse que les deux autres et qui n’avait pas été vue. A priori, tout s’est cependant bien passé.
On aborde la phase "Cabomachin"… Tiers de dose en février, puis dose mini en mars ! La tension artérielle ne tient pas le choc, la "créat" n’est pas formidable, le foie aussi semble souffrir un peu. L’oncologue avait pourtant dit que les effets secondaires sont en général moindres qu’avec le Votrient… Cela dépend pour qui sans doute. De plus, en l’espace de deux consultations, il nous a déjà jeté deux fois à la figure que ce traitement coûte très cher, quel que soit le dosage… Cela a le don de m’irriter car le cancer de mon mari est peut-être dû à une cause professionnelle (amiante, bains de chromage, etc.), donc imputable aux magnats de l’industrie qui ne recherchent que le profit et dont les labos pharmaceutiques font aussi partie (ah ! l’argent !).
Un médecin n’a pas à parler de cela à son patient ! J’en viens à me demander s’il ne souhaite pas cesser carrément le traitement, s’il n’a pas reçu des ordres de la Sécu pour ce faire… Impossible de parler, motus et bouche cousue, il répond par deux ou trois mots, à côté de la plaque parfois. Le grand ponte, c’est lui, et le malade et sa femme surtout n’on qu’à bien se tenir (je ne suis pas la seule à penser cela).
Aujourd’hui, l’infirmière qui -enfin- le suit n’étant pas joignable, mon mari a décidé de ne pas prendre le "Cabo", afin de voir si sa tension redevient à peu près normale ce week-end. J’ai acheté du sel de régime et de la poudre de perlinpimpin (de l’extrait d’olivier, censé agir sur la tension… pour le moment, il a agi sur mon portefeuille).
Je souhaiterais savoir, au demeurant, si quelqu’un a déjà eu de l’hypertension avec ce médicament.
Voilà notre histoire racontée afin de vous mettre un peu au parfum. Tout ce déballage pour vous demander, parce que je n’ai plus confiance en personne hormis en vous, s’il existe un médicament contre l’hypertension qui soit compatible avec le "Cabo" ou s’il va carrément falloir le supprimer. Y a-t-il des molécules susceptibles de protéger le foie ? Ce n’est pas que je croie beaucoup dans l’efficacité du "Cabo", mais, moralement, ça rassure mon mari de savoir qu’on le traite.
Merci à vous de m’avoir lue et de bien vouloir me répondre !