Bonjour Nathalie,
Je te remercie pour ton message.
Si cela peut aider d’autres, je vais en dire un peu plus sur l’essai qui m’est proposé et qui me semble vraiment très intéressant.
Grossièrement, aujourd’hui, nous avons deux principales catégories de traitement : les antiangiogéniques visant à empêcher la vascularisation des tumeurs (sutent, inlyta, cabométix, etc) et les immunothérapies, lesquelles, comme leur nom l’indique, tendent à réactiver le système immunitaire vers les tumeur (pembolizumab et nivolumab, cette dernière parfois en combinaison avec l’ipilimumab).
Ces dernières années, de nouvelles molécules semblent avoir des résultats prometteurs dans le cancer du rein et, ce qui est intéressant pour nous, c’est qu’elles s’attaquent à de nouvelles cibles (elles ne viennent pas s’ajouter à la liste des antiangiogéniques). Cela élargit la palette pour le cancer du rein qui, d’une certaine manière, recouvre autant de maladies que patients.
Cet essai propose donc 5 bras :
- Pembrolizumab + Quavonlimab (immunothérapie anti CTLA4 comme l’ipilimumab)
- Pembrolizumab + Favezelimab (inhibteur Lag-3)
- Pembrolizumab + MK-4830 (immunothérapie anti-ILT4)
- Pembrolizumab + Belzutifan (inhibiteur HIF-2a)
- Pembrolizumab + Lenvatinib (inhibiteur de protéïne kinase, comme l’axitinib par exemple). Cette dernière combinaison a déjà largement fait ses preuves dans d’autres essais cliniques et est déjà approuvée aux Etats Unis.
Bref, de nouvelles perspectives de traitements pour les années à venir.