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#192061
Marie-Ida Artusi
Participant

Oh oui, la relation avec l’oncologue est très compliquée ! C’est un véritable ours ! 

Impossible de lui parler, de lui poser des questions, ou d’obtenir des réponses claires…

Quand il a dit qu’il fallait arrêter le Cabometyx à cause de la radiothérapie, j’ai été très surprise, je me demande si ce n’est pas plutôt à cause du coût que cela représente… Peut-être a-t-il décidé que cela n’en valait plus la peine ? Il laisse tomber ? Je ne saurais le dire, mais je vais le questionner… Il va me falloir bien du courage car il va encore me rabrouer…

Il y a six mois encore, il recevait souvent mon mari entre deux portes, les analyses étaient bonnes, il lui "refilait" son ordonnance de Cabometyx, un  "Au revoir monsieur…" et c’était tout… Mon mari s’en contentait et tant qu’on ne lui causait pas de tracasseries, ne s’en portait pas plus mal. (du genre politique de l’autruche) 
L’oncologue a été très malade en septembre-octobre, pas de remplaçant a priori, ce qui m’a étonnée…
Il a fallu demander l’ordonnance pour l’habituel scanner de contrôle.

Il souffrait du bras et de l’épaule depuis quelque temps déjà. En mai, une échographie demandée par le médecin traitant n’a rien décelé d’autre qu’une pathologie bénigne de type arthrose. Le médecin lui a prescrit des antidouleurs et des séances de kiné, lesquelles n’ont pas été efficaces, bien au contraire parfois. Je n’ai pas eu de doute à ce moment-là, me disant, comme il se disait, qu’il s’agissait de "bobos de vieillesse" et qu’il fallait vivre avec : onguents, pommades, patchs, massages, paracétamol et, parfois, ibuprofène, et le tour était momentanément joué. Nous avons bien enrichi les fabricants de ces spécialités… 
En août, j’ai remarqué, lors d’une journée à la plage, que son omoplate droite avait pris une forme étrange et surtout qu’elle avait grossi. Il avait de plus en plus mal. Cela m’a mis la puce à l’oreille. 
De retour chez son médecin traitant (il a fallu que je l’y envoie presque de force !), celui-ci n’a même pas regardé l’épaule, il a de nouveau prescrit de la kiné. Nous avons changé de kiné… c’était un peu mieux, pas d’exercices de "gym" avec ce nouveau soignant, la douleur passait un peu grâce aux seuls massages. J’ai dû insister auprès du médecin pour qu’il prescrive un nouvel examen d’imagerie. Une IRM de l’épaule, laquelle a révélé, je ne sais combien de temps plus tard… une tumeur osseuse. Le scanner thoraco-abdominal de contrôle auquel s’est ajouté immédiatement un contrôle de l’épaule a confirmé mais n’a rien décelé d’autre… La biopsie, encore un mois plus tard, révélera qu’il s’agit bien d’une métastase du cancer du rein (initialement opéré en 2009 et qui évoluait à bas bruit jusqu’ici, quelques petites métastases enlevées à temps).
C’est pour cette dernière raison que je m’étonne de l’abandon pur et simple du Cabometyx puisqu’il semble avoir continué produire tout de même un effet positif sur les organes habituellement examinés lors du scanner de contrôle. Je peux me tromper, mais la présence d’une métastase osseuse est peut-être même antérieure à la mise sous Cabometyx, qui sait si elle n’était pas déjà là avant, et même depuis longtemps ?