Bonjour Helen
Ce n’est pas facile d’être un proche de patient car on s’inquiète beaucoup, on se sent souvent impuissant alors qu’on aimerait faire plus et quand on est un patient on a besoin d’être entouré, de sentir une présence réconfortante, sans pour autant avoir trop de conseils sur la façon de gérer la maladie et on a envie d’essayer d’oublier la maladie parfois grâce à l’aide de nos proches avec en face de nous des personnes qui ne nous parlent pas que de la maladie, des personnes qui ne changent pas d’attitude en prenant une physionomie ou une voix triste dès qu’on se trouve en face d’eux.
Malheureusement je me retrouve confrontée à ces deux situations étant à la fois malade et ayant quelqu’un de proche malade également. Je n’ai pas envie de voir autour de moi des personnes affectées par ma maladie, ça ne m’aide pas car je ne veux pas avoir l’impression de leur gâcher leur journée avec ma maladie, de les empêcher de profiter de la vie et donc dans un sens ça m’aide car quand même quand ça ne va pas trop bien ça m’encourage à positiver et profiter avec eux.. Alors quand je me retrouve affectée par la maladie d’un proche j’essaye d’avoir l’attitude que j’aimerai qu’on ait pour moi quand je suis malade même si ce n’est pas toujours facile car évidement je me fais beaucoup de soucis.
Ce qui est important également c’est de se savoir entre de bonnes mains et d’avoir confiance en son oncologue mais aussi son médecin. Le rôle du médecin traitant me semble important mais ils ne sont peut-être pas toujours suffisamment formés pour suivre des patients atteints de maladies ou de cancers moins fréquents, surtout avec les derniers traitements utilisés et on aimerait parfois qu’ils reconnaissent leurs limites et n’hésitent pas à demander un autre avis en particuliers en étant en contact avec les oncologues qui nous suivent, certains le font plus facilement que d’autres.
Bonne année 2010 à tous et à toutes
Shila