Bonjour,
Je viens juste de découvrir et de m’inscrire à ce forum. La réponse à ce message sera donc préalable à ma présentation… Désolé.
J’ai subi début 2013 une ablation du rein droit, suite à la découverte – trop tardive – d’un cancer. Aucun choix possible car la tumeur avait complètement recouvert mon rein sans qu’un quelconque symptome ne se soit manifesté avant. J’ai ensuite été suivi tous les 6 mois, comme il est recommandé. On a identifé un nodule dans mon poumon droit 1 an et demie plus tard, qui a conduit à l’ablation fin 2014 de mon lobe inférieur droit. Puis surprise lors de la 1ère visite de contrôle post-opératoire en janvier 2015 : il apparaît que 2 autres micro-nodules étaient passé inaperçus dans le lobe supérieur droit car celui du lobe inférieur était un peu plus gros. Donc opération incomplète voire inadaptée… Je suis depuis 1 an sous Votrient, ce qui a contrôlé les 2 nodules restants et vais surement être opéré à nouveau dans les mois qui viennent pour ôter ces dernières traces connues de la maladie. Le tout bien sûr sans certitude que ce soit ainsi terminé.
Mon inquiétude face aux examens réguliers n’a pas été très forte. Mais j’avais un peu l’impression de jouer à un jeu de hasard. Allais-je être du "bon côté" des statistiques ou pas ? 🙂 Il est parfaitement naturel de ressentir une pointe de tension avant communication des résultats, et ce d’autant que le monde médical a ses codes et ses fonctionnements qui nous sont tellement étrangers à nous, malades quotidiens, mais patients épisodiques. Un accompagnement psychologique me semble tout à fait souhaitable si les craintes se manifestent trop fréquemment. Personnellement je n’y ai fait appel que quelques mois lorsque j’ai débuté le traitement de chimio sous Votrient, car si je cancer ne m’effraye pas, je me suis aperçu que le concept de chimio, lui, me terrorisait…
Avant de terminer ce lon post, je précise que si j’aimerais bien être guéri, comme chacun des malades et leurs proches, mais que je considère que cette maladie a été une réelle opportunité de réfléchir à mes valeurs, à l’importance de la vie, à ce que je souhaitais faire de la mienne. J’ai 51 ans et passé tant d’années à copurir après les chimères de largent/travail/reconnaissance sociale… Et j’ai décidé de changer progressivement ma vie en commençant par me former à un nouveau métier. Ce que j’ai fait : je suis à présent toujourts directeur de projets en informatique, mais aussi… sophrologue 🙂
Je suis à ta disposition pour échanger plus précisément – et aussi à celle de toute personne qui souhaiterait prolonger en public ou privé cet échange.
Amitiés à tou(te)s