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#183867
shila
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C’est vrai que quand on est sous traitement on n’a pas toujours envie de manger et le courage de faire la cuisine car on envie de rien, c’était le cas quand j’étais sous interféron. Et comme tu le dis se faire plaisir en mangeant est très important, c’est pour ça que j’essaye de varier les plats et de cuisiner les aliments que je préfère, je m’amuse à tester de nouvelles recettes et j’ai la chance d’avoir également des légumes qui viennent du jardin.

Pour le moment je n’ai pas repris le travail ce qui me laisse du temps pour préparer les repas et je prends un certain plaisir à faire la cuisine et rechercher des recettes, par exemple pour cuisiner des légumes anciens. Je suis également très gourmande et j’aime les gâteaux, en général je modifie les recettes car je n’utilise pas de farine blanche ni de sucre que je remplace par du sirop d’agave (vraiment très bon) ou du sucre complet rapadura. On s’habitue très vite à manger moins de sucre, moins de sel, moins de beurre (je cuisine avec de l’huile d’olive) et heureusement mon ami apprécie également. Mais je ne suis pas contre un petit détour chez le pâtissier ou au restaurant de temps en temps !

Je comprends quand tu dis Blue Guitar que ce n’est pas facile de faire changer les habitudes alimentaires surtout si ton mari te fait de bons petits plats pour te faire plaisir. Est-ce qu’il serait intéressé pour lire également le livre et prendre conscience du rôle de la nourriture ?

Malheureusement c’est souvent une fois qu’on est malade qu’on s’en rend compte. Je mange de temps en temps chez mes parents, ma mère n’a jamais fait de cuisine trop lourde mais n’utilisait pas la farine complète ni le sirop d’agave et mon père appréciait bien les plats en sauce et le beurre pour la cuisson à la poêle en disant que de toutes façons il allait bien et que son analyse de sang était bonne. J’ai réussi à faire changer quelques habitudes en donnant des conseils de temps en temps mais pour ma père c’est quand il est tombé malade également qu’il s’est mis à manger différemment et maintenant il dit qu’il prend vraiment plaisir à cette nouvelle façon de cuisiner.

Reprendre une activité professionnelle en étant sous traitement est très courageux et comme tu le dis ça peut aider à oublier la maladie en se sentant utile et ayant une vie sociale, à condition que le travail ne soit pas une source de stress et d’angoisse, le principal est de bien se sentir dans sa tête.

Chikki je pense que tu peux également trouver des conseils et recommandations sur le site du Dr Servan-Schreiber qui reprend les idées développées dans son livre : http://www.guerir.org/

Bonne journée à toutes et à tous

Shila