Bonjour Karine,
A la lecture de ton message, je me suis souvenu de la remarque d’une infirmière qui m’avait dit, juste après l’opération : "il est inutile de souffrir" (grosso modo, si tu as besoin d’un doliprane, prends un doliprane !).
Cela vaut pour tes douleurs post-opératoires. Je ne sais pas si elles sont normales ou pas, mais tu pourrais peut-être contacter l’équipe soignante pour t’en assurer et recevoir des conseils ou prescriptions pour la traiter.
Cela vaut également sur le plan psychologique. Les larmes faciles, le sentiment de fragilité… Tout ça me paraît évident. Tu as tout de même eu un cancer et toi et tes proches avez dû "flipper". Actuellement, tu te trouves dans un moment compliqué : le diagnostic est encore frais et, ces prochains mois et prochaines années, tu devras passer des scanners pour t’assurer que la maladie ne réapparaît pas. Je pense que tes proches comprendront ton angoisse. Je te rassure quand même, cette angoisse se dissipera peu à peu : tout d’abord, ta tumeur était petite et, si elle était bien encapsulée, tu es sans doute guérie. Au fur et à mesure du temps, le risque de rechuter deviendra nul.
A mon avis, il n’est jamais bon de garder les choses pour soi : chacun gère selon son caractère. Une bonne copine, un psy…
C’est un mauvais cap à passer. Bon courage à toi.