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#188931
Lancelot
Participant

Le résultat du premier scanner est effroyable, une très grosse tumeur cancéreuse est identifiée et la douleur est croissante.

Un  scanner d’extension thoracique révèle des métastases pulmonaires nombreuses.

Une scintigraphie osseuse sans aucune atteinte est la première bonne nouvelle de la semaine.

Je suis en état de sidération totale et ne réalise absolument pas ce que veut dire le mot cancer métastatique.

La douleur nécessite une intervention rapide. On est au début du mois d’août et je n’ai pas le choix du chirurgien ni de l’hôpital. Il faut que lon m’enlève ça le plus vite possible pour me soulager.

Après un entretien avec un jeune chirurgien urologue, je suis rassuré sur la relative simplicité de l’opération malgré la grosseur de la tumeur. Il ne s’agit que d’une ablation du rein dans un premier temps, un oncologue de l’hôpital prendra ensuite le relais . Après une attente d’ une journée interminable, le chirurgien me rappelle et m’annonce mon hospitalisation le lendemain après-midi. Il doit partir en vacances en fin de semaine et son planning est plein mais il a trouvé une solution.

Je suis opéré aux urgences de l’hôpital régional le 10 août 2016.

On m’a raconté que l’opération a duré plus de huit heures, l’ éxérèse totale du rein gauche a été élargie à la surrénale et à 20 cm de côlon en raison d’un début d’occlusion intestinale causé par l’extension des métastases jusqu’au rectum.

Un chirurgien spécialisé en digestif a pris le relais pendant une partie de l’intervention pour mettre en place une colostomie et le chirurgien urologue aidé de son chef de service a terminé l’opération.

Le curage n’a pas pu être total en raison du nombre des lésions mais le maximum a été fait.

Quand je me réveille, je suis prisonnier d’un réseau de sondes et de perfusion. Je suis complètement hébété et écoute les informations qui me sont transmises sans réagir.

Ma compagne et ma fille m’ont raconté plus tard leur surprise face à mon absence de réaction quand le chirurgien a fait son compte-rendu oral de l’opération et a annoncé la colostomie, avant d’annoncer que dans une dizaine de jours je serai sur pied et que ses collègues du service assureront le suivi. 

Je suis soulagé, je n’ai plus mal , je suis vivant, je suis bien entouré, je peux me rendormir.