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#188933
Lancelot
Participant

C’est la douleur qui me réveille. L’anesthésiste m’avait promis une pompe à morphine que je pourrais actionner à volonté. L’infirmière de service confirme que l’anesthésiste qui a suivi mon opération n’est pas celui qui m’a reçu et qu’il préfère proportionner les quantités d’antalgique à la douleur réelle pour accélérer la reprise des fonctions vitales. 

Je dois indiquer mon niveau de douleur sur une échelle de un à dix et les infirmières me soulageront quand j’en ferai la demande.

Le problème est que je suis attaché sur le dos avec un pansement qui me coupe en deux . Je peux à peine bouger avec les deux perfusions sur chacun des bras, la sonde urinaire qui ne sert à rien  et  la sonde nasale qui m’immobilise la tête. La première journée et surtout la première nuit sont des moments de souffrance intense où je passe mon temps à essayer d’obtenir le maximum d’antalgiques. La souffrance n’arrête quelques heures que pour recommencer de plus belle.

Et le week-end qui suit est un tunnel de souffrance et d’inconscience.