Bonjour, je viens de passer mon 3ème scanner de contrôle, sans compter celui 1 mois après l’opération, laquelle a eu lieu le 7 décembre 2021.
J’y allais plus sereine que d’habitude, car je savais que s’il n’y avait pas de récidive après un an, ça diminuait pas mal la chance de récidives ou métastases, déjà plutôt limitées dans mon cas, et je me sentais en forme.
J’ai passé mon scanner à Tenon, près de chez moi, comme l’année dernière (mais mon oncologue est à Gustave Roussy). Tenon a un peu râlé que je passe un scanner chez eux…
Il y a 6 mois, je l’avais passé chez eux. J’avais dû demander si quelqu’un pouvait venir me voir après, car ce n’est pas automatique chez eux (à Arras, c’était systématique) et ils avaient trouvé une interne pour venir me voir. L’attente (de 15 minutes) avait déjà été longue pour moi, et j’ai posé des questions sur mes kystes au foie. L’interne m’avait dit que tout allait bien et qu’apparemment j’ovulais… ce qui s’est traduit par kyste de 28 mm sur l’ovaire sur le compte-rendu récupéré 2 jours plus tard… ce qui me plaisait moins. Surtout qu’après j’ai su qu’un ovule faisait moins de 10 mm dans une conversation, ce qui m’avait laisser le temps de batripper jusqu’à trouver qu’un ovoyte faisait bien autour de 25 mm.
Cette fois, à Tenon, je suis passée le 1 septembre vers 13h30. Pas d’attente mais on me dit que c’est pas sûr qu’on va trouver quelqu’un pour venir me parler mais on va essayer. Je passe mon scanner. Et une fois que c’est terminé, j’ai l’impression de rester longtemps dans le scanner sans que personne n’arrive et je suis dos à la vitre. Je redemande à voir quelqu’un et on me dit que ça ne va pas être possible, il y a des internes mais ils sont trop jeunes… et que c’est normal peut être que je me sente bizarre car j’ai l’estomac plein (donc la personne qui me parle sait lire un scanner). On me dit de revenir mardi, donc 4 jours plus tard.
Je pense que si personne ne vient me voir, c’est que c’est mauvais.
L’infirmier ou le secrétaire comprend mon désarroi et me promet de m’appeler lundi matin s’il a des nouvelles.
Le week-end je m’occupe – une enfant qui entre en CP, ça occupe mais le soir je cogite.
Ce matin, coup de fil à 7 heures qui me dit que mes résultats sont là et qui finit par "bon courage". Je ne vois pas comment interpréter autrement le "bon courage" que comme "c’est pas top". Tout en souriant et en accompagnant ma fille au CP, je cogite à bloc en cache et m’imagine mon parcours de soin, et l’échéance de fin de vie qui se rapproche. Vais-je pouvoir accompagner ma fille en 6ème ?
J’arrive à Tenon. Je tourne vite les pages et j’arrive à la conclusion : stigmate de néphrectomie – RAS (grosso modo). Je pleure de soulagement. J’explique ma mauvaise interprétation des signes à l’infirmier (attente – non diffusion des résultats – bon courage), qui me propose une clope (!), je suis non fumeuse, puis de sortir et m’apporte un verre d’eau.
OUF….
La même dans 6 mois avec le même résultat j’espère !