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#189758
Laurents
Participant

Bonjour,

En fait, l’approbation d’un médicament et son remboursement (le nerf de la guerre, car un traitement par immunothérapie, ça coûte extrèmement cher) suppose qu’il présente un avantage (meilleure efficacité ou effets secondaires moindres) par rapport au standart de traitement.

Pour la combinaison ipi/nivo, les études menées ont prouvé une meilleure efficacité dans un cas précis : chez les patients atteints d’un RCC à cellules claires de risques intermédiaires ou défavorables non traités préalablement. Pour les autres cas de figure, l’avantage de ce traitement n’est pas encore prouvé.

Effectivement, c’est frustrant. Moi-même, je me pose la question suivante : pour l’instant, je suis sous surveillance, avec des petites métastases dans les poumons. Est-ce que si je suis encore sous surveillance 1 an après ma néphrectomie, sans symptome, avec les analyses de sang qui vont bien, je basculerai en "risque favorable", ce qui me fermerait la porte au traitement ipi/nivo ? Je ne sais pas (il faudra que je demande à mon oncologue).

Quoi qu’il en soit, je pense qu’il faut toujours garder un oeil sur les essais cliniques : actuellement, il en existe beaucoup, associant immunothérapie et TKI. Cela peut être intéressant au moment d’effectuer la bascule d’un traitement vers un autre.

Enfin les 10% de réponse complète sous ipi/nivo sont à prendre avec des pincettes : cela signifie qu’à un instant T, la maladie n’est plus décelable, mais cela ne signifie pas qu’elle ne va pas réapparaître. On manque encore de recul pour savoir si certains patients accèdent à la guérison.

Cordialement.