Bonjour à tous les deux et merci de vos mots et temps accordé pour me répondre.
Comme j’ai pas encore trouvé comment vous répondre individuellement sur mon téléphone, je vous répond ensemble .
Je ne suis pas le cas le plus à plaindre ici . La nouvelle m est tombée dessus comme une météorite. Je suis expatriée pour mon travail. J’ai appris par hasard la mauvaise nouvelle le 19 décembre. Un retour rapide en france .Le 31 décembre j’étais opérée en France sans vraiment savoir si j allais garder mon rein ou non . Normalement non il devait l’enlever complètement J’avais une tumeur de 7cm sur le rein gauche . Maline biensur. Mais non métastasée et de grade 1 . Le chirurgien a reussi , malgré son septisisme de départ, à dégager les artères qui adheraient à la tumeur à sa plus grande joie et beaucoup de travail supplémentaire pendant l’opération que je vais payer par la suite…..
Après avoir passé 48h entre réa et soins intensifs car l’hémorragie des artères était un vrai danger, j ai fais 48h de chambre et réclamé à rentrer chez mes parents. Suis rentrée. Au 3eme jours à la maison , je me réveille dans une flaque de sang glacée à 5h du matin. Pompiers …..samu , retour à l’hôpital, L’hémorragie venait du drain. J’avais jamais vu autant de mon sang se barrer de mon corps comme ça. Comme un ruisseau . Après 48h d’hôpital, repose d’un drain sans aucune anesthésie, j ai été mise en chambre avec une dame si gentille, en phase terminale de cancer, je suis rentrée chez moi , marquée a vie par ses 48h de teaumatisme tant physique que mental alors que 48h avant j’avais la ‘patate ‘ et était presque insouciante .
Après 1 mois de convalescence j ai été autorisé sous antalgie a reprendre l avion et repartir retrouver ma famille laissée derrière mois à l étranger. 7h d’avion 1 correspondance. L ‘ascension du mont Blanc aurait été de même niveau de difficulté. Mais je l’ai fait . A mon arrivée, mon mari venait de partir en mission . Pas le choix (force de défense ). Donc seule à la maison avec les enfants et l’assistance mes 2 employées de maison. Je reprend le travail doucement. Moitié a la maison , je vais à pied au bureau à 500m. Tout va bien même si bien-sûr Je gère douleur, lovenox depuis 1 mois et demi à m’injecter chaque jour . La vie reprend tout doucement son cour pour moi . Puis un soir, 2 mois après l’intervention , je me baisse pour ramasser un truc et l’horreur commence et va durer 2 mois Non stop. Du côté opéré, paralysie totale de ma jambe gauche , je ne sens plus rien à part une immense douleur que même la morphine en perf ne neutralisera jamais. Des jours et des nuits à pleurer, hurler , rager, supplier cette douleur de stopper ne serait ce que 30 secondes que je puisse me reposer. Je ne peu plus me lever. Ni dormir, ni manger , aucune position ne me soulage un peu . On fait venir par avion un médicament anti douleur en rupture ici car difficile à se procurer . RIEN. Suis pas soulagée. Je dois faire mes besoin couchée. Au bout d’un mois sur le dos , un physiotherapeuthe vient m aider pour que je sois suffisamment forte pour me lever et aller au scanner. On fait un scaner complet . Rien à voir . Le neurologue conclus pour une cruralgie et sciatalgie sévère et associées. Mais je suis debout avec des béquilles et ostéopathe et physio vont se relayer tous les 2 jours pdt encore 1 mois . J’en prend un sacré coup au moral encore. Moi qui suis hyper sportive pratiquante depuis mes 10 ans , je me sens à nouveau en fin de vie et si la phrase est petite dans ma tête c’est l’ apocalypse . Avec le temps je lâche mes béquilles et essaye de m adapter à cette vie où ma jambe manque de force, à perdu des terminaisons nerveuses , mon genou se balade comme il veut et désobéi bref ….. j en suis encore là mais suis moitié morte dans ma tête.
J ai fais un uroscan à 4 mois après inter. RIEN à signaler. Toutest clean . Pas de métastases. Le rein et demi fonctionne bien . Prochain uroscan dans 1 an.
Oui sauf que pour moi , malgré ma famille , et ce handicap, qui me lâche pas , car il y a quand meme toujours des petits soucis de santé à droite à gauche, ou des douleurs sur la cicatrice ou ma jambe 24h/24h pour me rapeller ce fichu cancer et j’ai l’impression de vivre avec une horrible épée d’hamocles au dessus de la tête et c’est plombent. Ma famille semble elle avoir oubliée toute ma maladie, me demandant jamais comment ça va . Ce qui vient renforcer sûrement ce sentiment d être à moitié morte déjà.
Voilà
Désolée pour le pavé.