Bonsoir à tous (toutes).
Bien évidemment, tous les médecins qui décident d’assumer des soins ou des interventions contre un cancer ne le font que parce qu’ils savent qu’ils maîtrisent ce sujet, et leurs avis sont hautement importants.
Mais pour nous, simples malades, il nous est parfois nécessaire d’apprendre à distinguer – surtout lorsque les cas sont critiques – entre chirurgiens "généralistes" et chirurgiens "urologues", et parmi tous les urologues, ceux qui sont oncologues et ceux qui ne traitent que moins souvent ces cas là. Et au delà même, parmi les oncologues, ceux qui sont spécialisés dans les tumeurs rénales, et ceux qui sont davantage des "oncologues généralistes", etc…
Si, outre ce forum, il vous est arrivé de lire – sur internet- ce qui a pu être écrit sur le cancer rénal, vous avez pu voir combien ce cancer là est particulier, car le plus souvent insensible aux irradiations et aux chimiothérapies habituelles, et surtout en complète mutation sur ses modes de traitement depuis 2006. Sachant en plus qu’il est tout à fait capricieux quant à ses métastases, c’est dire combien il est utile d’être pris en mains par un médecin connaissant et maîtrisant parfaitement toutes les avancées intervenues dans le domaine chirurgical ou médical. Les compte-rendus des rencontres de malades des années passées rendent bien compte des dernières évolutions. Pour ma part, mais bien d’autres sont comme moi, je témoigne de la différence complète d’approche de cette maladie entre un spécialiste de province et l’équipe de l’iGR, pourtant à partir des mêmes images d’un scanner et des mêmes résultats biologiques. Une équipe allait me rendre quasiment infirme, quand l’autre m’a rendu à la vie avec simplement une intervention bien ciblée. Heureusement il existe en France un certain nombre d’équipes très compétentes pour s’attaquer à une tumeur rénale. Mais il est sans doute vrai que d’autres – en toute bonne foi et sans que leur dévouement ait à être mis en cause – ne peuvent pas donner toutes les chances possibles à leurs patients faute d’une expérience suffisante dans ces tumeurs si particulières. Il n’existe – malheureusement – aucune plate-forme officielle de tri, permettant de dire à une famille désemparée qu’elle peut dans tel cas aller ici, ou qu’il est, dans tel autre cas, préférable de consulter à tel autre endroit. C’est à nous de nous renseigner, et de "sentir" s’il est possible de faire une confiance totale ou s’il faut faire un autre choix (et cela ne dépend nullement de la seule cordialité de l’accueil).