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Merci beaucoup, Isa. Je tâcherai de suivre tes conseils. Le plus dur, c’est de rester concentrée sur le travail, de continuer à chercher des clients, de se projeter dans l’avenir en sachant que l’o doit assurer fianncièrement parlant parce que, de toute façon, la vie continue, d’essayer de ne rien laisser paraître, de tenter de protéger ma fille, qui est handicapée mais pose des questions (surtout quand on est obligé de l’amener avec soi chez l’onco), de prendre tout de même des dispositions parce que, quand on a un enfant différent, on l’a à vie et devenir vieux et malade oblige à prendre des décisions de placement de son propre enfant dans un ghetto-mouroir. Protéger mon fils aussi qui, technicien de laboratoire, se rend compte tout seul de ce qui ne va pas… et mon mari qui persiste à aller faire ses analyses dans le labo où il travaille !
C’est fou ce que mon mari semble bien réagir face aux plus mauvaises nouvelles. Après un mois seulement d’essai du Votrient à demi-dose, l’oncologue le passe à un quart de dose parce que les globules blancs ont fondu comme neige au soleil. Il a sans doute raison et nous n’en sommes a priori qu’au début du traitement… Je crois que ça part mal ! Je n’arrive pas à avoir le moral, je me dis que si le médicament a du mal à agir à 100 %, qu’est-ce que ça doit être à 25 %
Enfin, il faut que je retourne travailler, hélas ! Je crois que je vais avoir bien du mal.