Merci Morestin pour vos pensées ! Je suis sorti de la clinique cette après-midi. L’opération s’est passée au mieux : plus de morphine au bout de 12 heures, plus de sonde urinaire au bout de 24 heures, plus de perf et plus de drain au bout de 48 heures, sortie moins de 4 jours après l’opération (qui a été retardée de mardi matin à mardi après-midi). Pas de douleur, une petite gêne avec les cinq cicatrices mais rien de méchant. Convalescence d’un mois avec piqûre quotidienne d’anti-coagulant et soins mais je me sens déjà pas mal.
Pour en savoir plus, il va me falloir attendre le RV avec le chirurgien début mars mais je n’angoisse pas trop. Il m’a dit que compte tenu de la taille de la tumeur, sans nul doute maligne mais sans métastases apparentes, mon taux statistique de survie était de 90% à 5 ans. Plutôt rassurant !
Pour continuer sur le thème de mon premier message ("aux nouveaux sur ce forum") et compte tenu de ce que j’ai pu lire ici ou là, en particulier sur les complications et les douleurs post-opératoires (entre 10 et 25% pour les tumeurs du rein), j’ai le sentiment d’avoir beaucoup de chance. Et je ne saurai trop conseiller à ceux à qui on détecte une tumeur au rein de ne s’engager qu’avec un chirurgien urologue ayant une longue expérience des néphrectomies partielles. C’était le cas de mon chirurgien et plusieurs études ont montré qu’il fallait au moins une vingtaine de néphrectomies avant de maîtriser à peu près la technique. Car ce type d’opération est loin d’être anodin et un nombre important de complications et de douleurs post-opératoires sont les conséquences directes de gestes approximatifs du chirurgien.
Les opérations assistées par robot offrent sans doute moins de risques mais le Da Vinci coûte cher (2 millions d’euros) et, en dehors de certains CHU, peu de lieux le proposent. La néphrectomie partielle par coelioscopie sans robot reste donc la plus commune, or elle demande une grande maîtrise.