Bonsoir Nany,
Merci à vous pour votre soutien alors que vous traversez vous-même des épreuves bien difficilles et que vous faites tout pour votre mari.
Et en plus, je confirme que rien n’est simple quand les problèmes arrivent le week-end, les jours fériés et en plus quand on ne sait plus si on doit aller Parfois les médecins qui nous prennent en charge ont envie de nous "renvoyer" vers notre oncologue, encore plus quand ils sont débordés. Et pour nous c’est rassurant d’être pris en charge dans le centre de cancérologie mais ce n’est pas toujours possible malheureusement, face à l’urgence on va au plus près bien évidement. Et là si je comprends bien c’est l’interne de l’ l’oncopôle qui n’a pas été très coopératif pour aider ses collègues, c’est vraiment dommage alors que dans ces situations l’entraide est importante, surtout pour ne aps perdre de temps.
J’ai eu à nouveau une ponction pleurale hier, aux urgences cette fois, il y avait également beaucoup de monde. Je respire mieux aujourd’hui. L’épanchement s’était reformé petit à petit mais m’a laissé passer Noël en famille, malgré la fatigue.
Je suis vraiment désolée de lire vos message aujourd’hui et cette nouvelle d’une septicémie, de douleurs. C’est difficile pour votre mari, je comprends qu’il se lasse à cause de tout cet enchainement, les douleurs, ces problèmes de relation avec les médecins, dans sa famille.Au niveau moral c’est normal qu’il y ait des hauts et des bas, surtout quand tout s’enchaine comme ça. Votre mari est épuisé, c’est tellement dur. Parfois il suffit que la douleur se calme pour qu’on retrouve l’espoir. J’ai eu aussi parfois l’envie de juste fermer les yeux, me recroqviller, dormir et attendre que ça aille mieux. Dans ces moments j’ai du mal à discuter avec mon entrourage même si je sais qu’ils font tout pour moi et je leur en suis reconnaissante. Mais j’ai besoin que le personnel soignant soit à l’écoute, ne doute pas, et fasse ce qu’il faut. Je sais que c’est très diffcile pour vous qui êtes à ses côtés pour tout faire pour l’aider et il faut que vous vous préserviez aussi, même si j’imagine que ce n’est pas facile de dormir.
Je n’arrive pas à comprendre que le père de votre mari ne se rende pas compte de la situation. Cela n’arrange en rien la situation, et à ce moment là, autant ne pas perdre d’énergie à discuter avec. Est-ce qu’il y aurait qu’elqu’un à l’hopital à qui vous pourriez parler, comme une onco-psychologue dans le cadre des soins de support ?
Chaleureuses pensées ainsi qu’à tous ceux qui viennent sur ce forum
Shila (Nathalie)