Depuis le 2ème paln cancer, le dispositif de consultation d’annonce doit être appliqué lors du diagnostic de la maladie ou de sa rechute éventuelle pour que le malade puisse bénéficier des meilleures conditions d’annonce de son diagnostic et de son traitement.
"Cette consultation doit prévoir le temps nécessaire pour que l’urologue identifie clairement les attentes du patient, puisse lui expliquer le programme thérapeutique prévu, s’assurer de sa compréhension et obtenir son accord."
Il doit donc théoriquement être mis en place au moment du diagnostic du cancer du rein c’est à dire à partir du moment ou l’analyse de la tumeur opérée a prouvé qu’il s’agit bien d’un cancer du rein et de quel type de cancer il s’agit. Normalement il doit y avoir une réunion de concertation pluridisciplinaire avec au moins l’urologue qui a opéré et un oncologue. Et c’est là que doit être décidé le traitement qui sera ensuite expliqué lors de la consultation d’annonce. Donc dans le cas du cancer du rein, c’est souvent l’urologue qui en fait le diagnostic.Si le cancer du rein est localisé alors l’urologue doit présenter le plan de suivi nécessaire Et si le cancer est étendu ou qu’il y a rechute, le dossier est réexaminé et à ce moment là, il y a une consultation d’annonce pour présenter le traitement lié à la rechute, soit par l’urologue soit par un oncologue vers qui est orienté le malade. Mais évidement on sait que c’est dans l’idéal et que ça ne se passe pas partout comme ça.
Il me semble que théoriquement il doit être mis en place dans tous les établissement habilités à prendre en charge les cancers. Si on regarde les textes sur le site de l’INCa, pour avoir le droit de traiter les malades atteints de cancer, les établissements de santé doivent disposer depuis fin 2009 d’une autorisation spécifique délivrée par leur agence régionale d’hospitalisation et doivent ainsi respecter 6 mesures :
1. La mise en place du dispositif d’annonce Ce dispositif garantit un meilleur accompagnement de la personne malade et de ses proches lors de l’annonce de la maladie.
2. La mise en place de la concertation pluridisciplinaire La concertation pluridisciplinaire garantit à la personne malade que le traitement qu’on lui propose est le fruit d’une réflexion entre plusieurs professionnels de santé.
3. La remise à la personne malade d’un programme personnalisé de soins : Ce programme détaille les traitements proposés et leur calendrier de mise en œuvre.
4. Le suivi des référentiels de bonne pratique clinique : Les référentiels de bonne pratique clinique indiquent le meilleur traitement pour une maladie donnée, à un stade donné.
5. L’accès pour la personne malade à des soins « de support » : Ces soins de support comprennent la prise en charge de la douleur, le suivi nutritionnel, le soutien psychologique, l’accès aux services sociaux…
6. L’accès pour la personne malade aux traitements innovants et aux essais cliniques
Mais si je comprends bien, il y a bien eu des réunions de concertation après la chirurgie et devant l’évolution, mais pas vraiment de consultation d’annonce et pour le moment suite à l’évolution, il n’est pas encore décidé de la prise en charge (nouvelle chirurgie ou traitement médical) mais une succesion d’examens supplémentaires pour décider du traitement.
Mais il semble que tout ça manque de coordination entre les différents professionnels et que l’équipe enchaine les examens supplémentaires car elle a du mal à prendre des décisions et c’est pourquoi on pense que l’avis d’un oncologue spécialiste du cancer du rein devient vraiment nécessaire pour ne pas faire des examens inutiles et décider d’un traitement le plus rapidement possible.
Il n’est peut-etre pas utile d’attendre les résultats des biopsies puisque apparement il y a peut-être une récidive dans la loge donc il faut peut-être décider d’un traitement également en fonction de cette évolution.
Je vous souhaite bon courage.
Shila