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22 décembre 2014 à 4h02 #186380
Isil
ParticipantTous les médicaments chargés de lutter contre les métastases ont des effets secondaires. A priori, j’ai envie de penser qu’il est plus facile de les rendre moins pénibles lorsqu’on est chez soi et moins lorsqu’on part en vadrouille.
Est-ce envisageable de faire une pause dans un traitement pendant un mois ou deux afin de voyager ?
De mes lectures, j’ai l’impression que le traitement a de fortes chances d’être toujours aussi efficace lors de la reprise. Existe-t-il néanmoins des études sur l’influence que ça peut avoir sur le développement des métastases existantes ou de nouvelles métastases ?
23 décembre 2014 à 17h00 #186382jpa
ParticipantBonjour isil.
Dans un premier temps, je pense que la pause thérapeutique n’est malheureusement pas possible. " helas ". Après, tout dépendra de la réaction de ton organsme face au crabe. Certain d’entre nous sont toujours sur sutent depuis de nombreuses années, ils font des pauses plus ou moins prolongées, certains arretent meme complètement le traitement mais ceux là sont rares . Pour d’autres malheueusement le sutent est inéficace, il faut alors un autre traitement.
Pour ma part depuis plus de trois ans maintenant mes arrets sont de trois semaines suivi seulement de trois semaine de Sutent. Ces trois semaines de repos me permettent de voyager à l’étranger assez facilement , je pars toujours en "derniere minute" Quand je suis en traitement je me déplace en France, j’evite cependant la troisieme semaine du traitement .
Amicalement
jpa
30 décembre 2014 à 10h35 #186390shila
MembreBonjour,
Oui Isil effectivement tous les médicaments destinés à lutter contre le cancer du rein ont des effets secondaires mais ils sont souvent différents d’une personne à une autre, il en est de même de leur intensité. Donc il n’est pas possible de savoir quels effets secondaires on va devoir supporter avant d’avoir tel ou tel médicmant et il vaut donc mieux ne pas y penser avant, ne pas se dire je ne pourrais plus faire ceci ou cela et déjà penser à une pause sans même avoir eu le traitement.
J’ai d’abord été sous avastin associé à l’interféron, puis Sutent, puis Afinitor et j’ai pu continuer des activités comme la randonnée, la gymnastique, la gym aquatique et partir en vacances sans avoir à faire de pauses de traitement. Pour ma part, tant que le traitement est efficace, je n’ai pas vraiment envie de faire de pause. Et il faut savoir adapter les vacances à notre état de santé, prévoir moins de choses à faire, avoir un rythme différent et profiter de chaque instant.
Mais il est vrai qu’il est parfois, dans certaines conditions comme le dit JPA (en particulier si la maladie est d’évolution lente et si elle est stable depuis un moment), possible d’envisager une petite modification du shéma de prise du traitement : par exemple, mes injections d’avastin étaient tous les 15 jours, mais il a été possible de reculer à 3 semaines quand je suis partie un peu plus de 15 jours à l’étranger.
Comme JPA, j’organise toujours mes vacances en dernière minute selon ma forme et si je voyage à l’étranger, je préfère choisir des destinations où l’offre de soin est similaire à la notre et bien sûr, il faut penser à avoir une assurance qui permet de prendre en charge les soins et un rapatriement si besoin.
Avec le temps (mon cancer du rein a été diagnostiqué en 2006 avec presque aussitôt des métastases) on apprend à ne pas réfléchir à ce qui va se passer, à un résultat de scanner, car de toutes façons ça ne se passe jamais comme on le pense mais à profiter et s’oganiser à court terme même si cela n’empêche pas d’avoir des projets.
Bon courage à tous
Shila
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